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Après des études d'ingénieur, il part à Columbia University, New York, pour apprendre le cinéma. Il y tourne une dizaine de courts métrages. De retour en France en , il tourne un dernier court métrage et commence à gagner sa vie comme scénariste, essentiellement pour la télévision. Parallèlement, il se met à enseigner le scénario un peu partout en Europe et publie un ouvrage aujourd'hui réputé, La Dramaturgie. Oui, mais Yves Lavandier est marié et père de quatre enfants.

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Après des études d'ingénieur, il part à Columbia University, New York, pour apprendre le cinéma. Il y tourne une dizaine de courts métrages. De retour en France en , il tourne un dernier court métrage et commence à gagner sa vie comme scénariste, essentiellement pour la télévision. Parallèlement, il se met à enseigner le scénario un peu partout en Europe et publie un ouvrage aujourd'hui réputé, La Dramaturgie. Oui, mais Yves Lavandier est marié et père de quatre enfants. Pourquoi ce titre Oui, mais C'est à la fois le nom d'un jeu psychologique célèbre en Analyse Transactionnelle - c'est le jeu joué par les jardiniers dans le film - et l'attitude générale d'Eglantine.

Oui, j'ai envie de sortir du nid et de découvrir la sexualité. Mais j'ai peur. Oui, j'ai envie de changer et de suivre une thérapie. Ou j'ai honte. Je pense que c'est très humain et très universel. On a tous envie de changer, pour le meilleur de préférence, et en même temps on s'accroche à ses névroses, à ses automatismes.

Comment est née l'idée de Oui, mais Depuis longtemps, depuis bien avant de commencer une thérapie, je m'intéresse à tout ce qui concerne la psychologie humaine. Je trouve que la plus belle aventure qui soit, c'est d'apprendre à devenir soi-même. Cela me paraît bien plus difficile que d'aller en mission sur Mars ou de subtiliser un trésor à des nazis.

Mon intérêt pour la psy m'a amené à découvrir l'Analyse Transactionnelle, qui est à la fois une théorie de la personnalité fort pertinente et une forme de psychothérapie. Quand on lit un bouquin d'A. C'est à la fois très juste et très ludique. Je me suis dit que le cinéma pouvait illustrer l'A. Ensuite, très rapidement, sont venues se greffer des préoccupations plus personnelles et surtout le besoin de raconter une histoire, donc de choisir un protagoniste. De mettre du suspense, de l'émotion, de l'humour.

Le but étant de rendre l'ensemble distrayant et accessible à tous. Le scénario a-t-il été dur à écrire? Cela n'a pas été dur au sens de pénible.

Pour moi, c'est un régal d'écrire, de faire vivre des personnages, d'enchaîner des situations. En revanche, cela a été dur au sens de difficile. Cela demande du temps, de la maturation, beaucoup de réécriture cf. Nous étions sept, chacun développait son projet et nous nous réunissions chaque semaine pour en débattre.

Ensuite, j'ai fini seul. J'ai beaucoup fait lire le scénario, à toutes sortes de gens, à des jeunes filles, à des psychothérapeutes. Les réactions, plutôt bonnes, m'ont aidé à réécrire. Votre film est avant tout le parcours initiatique d'une jeune fille de 17 ans qui traverse une crise d'adolescence. C'est en effet la ligne directrice du récit.

La protagoniste est clairement Eglantine. C'est elle qui a un objectif, c'est elle qui rencontre des obstacles, c'est son histoire que raconte le film. Cela dit, je pense qu'elle vit un peu plus qu'une crise d'adolescence, simple et normale. Ce n'est jamais facile de sortir de l'enfance pour entrer dans la vie adulte, mais quand, en plus, on a des parents maladroits On va dire que ses parents en rajoutent. En même temps, ce qu'elle vit n'est pas atroce.

C'est d'ailleurs fait exprès. Je n'ai pas voulu "traiter" un cas trop lourd. Toujours la même idée : on n'a pas besoin d'être gravement malade pour se faire aider. Vous parlez de sujets aussi intimes que le premier amour ou la sexualité des adolescents, vous parlez aussi des humiliations qu'ils peuvent ressentir.

Comment avez-vous retranscrit le monde de ces jeunes gens qui ne sont pas encore des adultes, mais veulent vivre comme eux? Je dois avoir de bons souvenirs de ma propre adolescence parce que je n'ai pas fait d'enquête. J'ai fait lire mon scénario terminé à des femmes et des adolescentes pour m'assurer que les références spécifiquement féminines étaient justes.

Je crois beaucoup à cette idée que chaque être humain a en lui une part masculine et une part féminine. Je crois même qu'une des clefs de l'épanouissement est de développer ces deux sensibilités. J'ai dû mettre de la femme qui est en moi dans la caractérisation d'Eglantine. Cela dit, honnêtement, c'est le b-a-ba du métier de scénariste.

Si les dramaturges ne pouvaient créer que des alter ego, ils n'iraient pas bien loin. La psychothérapie est un thème qui a souvent été traité au cinéma mais sans doute rarement de façon aussi réaliste. Comment rendre cinématographique un sujet aussi intime et mystérieux?

Le défi était de rendre compte d'une thérapie en l'espace de 40 minutes. C'est à peu près le temps qu'Eglantine passe avec Moenner sur les minutes que dure le film. J'ai donc dû tricher, condenser des séances de trois-quarts d'heure en quelques minutes, n'en montrer que des bouts. Mais pour le reste, c'est assez simple. Une psychothérapie est toujours une formidable aventure humaine, avec un début, un milieu, une fin.

Avec des conflits, des gags, des rebondissements. Comme le dit Moenner, c'est du Shakespeare. Bref, c'est en soi un scénario. A moi, ensuite, de le structurer un peu pour le rendre distrayant. Là, c'est le scénariste qui vient de répondre. Mais le réalisateur a eu un autre défi à affronter : filmer 40 minutes de face-à-face dans le même décor. Avec Pascal Caubère, le chef-opérateur, je me suis amusé à découper chaque scène en plusieurs parties et à sauter l'axe d'une partie à l'autre.

Le film suit à la fois le point de vue d'Eglantine et celui du thérapeute. C'était important pour vous qu'il y ait deux regards sur cette histoire? C'est venu tout seul en cours d'écriture. J'avais besoin du regard du psy, surtout au début, pour nous expliquer les jeux psychologiques de façon ludique. Et puis j'avais besoin d'un protagoniste qui emporte le récit. Or ce protagoniste ne pouvait pas être Moenner. Quand vous allez voir un psy, vous êtes seul à vous déshabiller.

Cela peut être très agaçant, mais c'est comme ça que ça marche. C'est une manie américaine de faire évoluer tous les personnages mais cela ne se passe pas comme ça dans la réalité. Je voulais que le spectateur du film s'identifie à Eglantine et soit dans la position exacte de quelqu'un qui va voir un psy. La difficulté ensuite, a été de mélanger les deux points de vue. Pourquoi ces vignettes qui illustrent les propos du psy? Parce que je voulais éviter la conférence pure et dure et que les outils du cinéma le permettent.

En outre, le décalage entre l'image et le commentaire peut apporter un peu d'humour. Certains partis pris de mise en scène sont radicaux, comme le fait que Moenner s'adresse au spectateur. C'était déjà dans le scénario. L'origine de ce face caméra est très simple.

Dans tous les films du monde, vous trouvez des jeux psychologiques. Une dispute, une scène de comédie sont des illustrations de jeux. Mais si personne n'est là pour les identifier comme tels, vous ne vous en rendez pas compte. J'avais donc besoin d'un commentateur, un peu à la façon de Jean Laborit dans Mon oncle d'Amérique, pour nous aider à prendre du recul et à comprendre.

En même temps, j'avais bien conscience que ce recul risquait d'empêcher l'identification. Je n'ai donc utilisé le face caméra qu'au début du film. Une fois l'action lancée, c'est-à-dire au bout de 20, 25 minutes, Moenner ne s'adresse plus du tout à nous et n'a plus d'avance sur Eglantine.

Vous n'avez jamais caché que vous aviez vous-même suivi une thérapie. Est-ce de là qu'est partie votre envie d'aborder ce thème?

Comment rester objectif par rapport à ce que vous avez vécu? Il est clair que je n'aurais jamais pu écrire cette histoire si je n'avais pas suivi une thérapie moi-même et si je n'avais pas fait des stages de formation pour devenir thérapeute. Je n'en aurais probablement pas eu l'envie non plus. Quant à l'objectivité, je crois bien que je m'en fiche.

D'abord, c'est impossible d'être objectif.

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Oui, mais...

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 64 critiques 5,0 Publiée le 4 juillet Un film fait intelligent, distrayant et qui fait réfléchir Yetcha Suivre son activité abonnés Lire ses 3 critiques 1,5 Publiée le 13 décembre L'idée de l'intervention du psy était bonne mais elle casse perpétuellement le rythme et c'est plutôt agaçant. Je n'aime pas trop les films où l'on nous explique ce qui se passe à l'écran, c'est assez énervant. Caine78 Suivre son activité abonnés Lire ses 6 critiques 2,0 Publiée le 4 octobre Un film sympathique, plutot intelligent, qui rend ses personnages attachants. Malheureusement, la mise en scène est vraiment faible et l'ensemble semble tout de même assez léger, alors que le sujet aurait pu être plus porteur. Ca reste agréable, avec un Gérard Jugnot touchant et une attachante Emilie Dequenne. Estimable tout de même.

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Gérard JUGNOT pour "Oui mais"

Extraits de critiques et annonces du film sorti aussi en DVD : "Etouffée par une mère alcoolique et cinglée, une adolescente à la recherhche de sa personnalité, elle se réfugie chez un psy. On aime : La justesse du scénario, le jeu irréprochable des comédiens, le croustillant de certaines séquences. On regrette : Le peu de bonus. Elle s et Sébastien A 17 ans, Eglantine aspire comme toutes les adolescentes à devenir une femme. Mais sauter le pas s'avère pour elle bien compliqué. En effet, comment vivre sereinement son épanouissement quand on a un père chef d'entreprise et toujours absent et surtout une mère névrosée et alcoolique.

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